Robert Mallet-Stevens

Robert Mallet-Stevens

« Les architectes de demain ne copieront plus, à la routine et au plagiat succédera un art simple, sobre, bien personnel, fait de grandes lignes et de belles masses bien ordonnées. Dans ce siècle de vapeur et d’activité, l’art sera placide et calme et c’est ce qui fera sa beauté.»

Robert Mallet-Stevens est né à Paris en 1886. Il est le fils d'un marchand d’art moderne et petit-fils d'un critique d’art.

Sa tante épouse le financier et collectionneur Adolphe Stoclet, qui se fait construire un Palais à Bruxelles (1905-1911), conçu par Josef Hoffmann avec la collaboration de Gustav Klimt. Cette architecture influence profondément le jeune Robert, alors récemment diplômé de l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris.

Parallèlement à son activité d’architecte, il produit de nombreuses chroniques sur l’architecture, les jardins, le théâtre et le cinéma. Son engagement critique se confirme en 1930, lorsqu’il devient membre du comité de la revue Architecture d’aujourd’hui.

Ses premiers projets sont exposés au salon d’Automne de Paris en 1912.  Dès 1917, il dessine Une cité moderne, ensemble publié sous forme de portfolio en 1922.

1920-1928

Mallet-Stevens imagine une vingtaine de décors de cinéma, dont ceux de l’Inhumaine et Le Vertige de Marcel l’Herbier.

1922

Publication d'Une Cité Moderne, ensemble de dessins de Robert Mallet-Stevens.

1923

Charles de Noailles confie à l'architecte la création de sa Villa sur les hauteurs de Hyères. De nombreuses commandes s'en suivent.

1925

Présentation de cinq réalisations lors de l’Exposition Internationale des Arts Industriels et Modernes.

1929

Mallet-Stevens quitte la Société des Artistes Décorateurs pour présider l'Union des Artistes Modernes (UAM).

1937

Il se distingue lors de l'Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris avec trois créations.

La carrière de Mallet-Stevens comporte assez peu d’œuvres construites : la plupart sont des habitations privées. Sa première commande significative est la villa de Paul Poiret à Mézy.

En 1923, Charles de Noailles, amateur d’architecture et de jardin, lui confie la construction d’une villa sur les hauteurs de Hyères. Pour ce projet d’envergure, il déploie un style élégant et lumineux. Un jardin géométrique de Gabriel Guévrekian orne la Villa. D’autres résidences s’ajoutent à son palmarès parmi lesquelles la maison Collinet à Boulogne-Billancourt, l’ensemble de la rue Mallet-Stevens et la villa Cavroix à Croix. Il réalise également des programmes comme l’immeuble de la rue Méchain ou la restructuration du casino de Saint-Jean-de-Luz.

Entre 1920 et 1928, il imagine une vingtaine de décors de cinéma, notamment ceux de l’Inhumaine et Le Vertige de Marcel l’Herbier, ou Le Jockey disparu de Jacques Riven.

En 1925, il présente cinq réalisations à l’Exposition Internationale des Arts Industriels et Modernes de Paris qui obtiennent un succès critique : un studio de cinéma pour la Société des Auteurs de Films, le Pavillon du Syndicat d’initiative de Paris, le jardin et les arbres cubistes, le Pavillon du Tourisme et des renseignements, ainsi que le hall-jardin d’hiver du Pavillon de l’Ambassade de la Société des Artistes Décorateurs (SAD).

En 1929, il quitte la SAD et préside l’Union des Artistes Modernes (UAM). Le manifeste « Pour l’art moderne, cadre de la vie contemporaine » est publié en 1934, tandis que les expositions annuelles posent les bases d’un développement de l’esthétique industrielle : il conçoit désormais des meubles standardisables et d’industrialisables. Il utilise la technique du métal (plat et tubulaire) et esquisse des chaises qui seront produites avec la société Tubor. Cette chaise est une synthèse des références modernistes et techniques de l’architecte.

En 1937, il se distingue lors de l’Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris avec trois créations. Le Pavillon de l’Hygiène conçu avec René Coulon, le Pavillon de l’Electricité et de la Lumière, un Signal monumental réalisé avec les frères Martel pour les Ciments français, ainsi que le comptoir de présentation des Cafés du Brésil.

Pendant l’Occupation, il se réfugie à Penne-d’Agenais pour protéger sa femme. De retour à Paris, il s’éteint en 1945.

Robert Mallet-Stevens

1886 - 1945

Robert Mallet-Stevens

Robert Mallet-Stevens

« Les architectes de demain ne copieront plus, à la routine et au plagiat succédera un art simple, sobre, bien personnel, fait de grandes lignes et de belles masses bien ordonnées. Dans ce siècle de vapeur et d’activité, l’art sera placide et calme et c’est ce qui fera sa beauté.»

Robert Mallet-Stevens est né à Paris en 1886. Il est le fils d'un marchand d’art moderne et petit-fils d'un critique d’art.

Sa tante épouse le financier et collectionneur Adolphe Stoclet, qui se fait construire un Palais à Bruxelles (1905-1911), conçu par Josef Hoffmann avec la collaboration de Gustav Klimt. Cette architecture influence profondément le jeune Robert, alors récemment diplômé de l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris.

Parallèlement à son activité d’architecte, il produit de nombreuses chroniques sur l’architecture, les jardins, le théâtre et le cinéma. Son engagement critique se confirme en 1930, lorsqu’il devient membre du comité de la revue Architecture d’aujourd’hui.

Ses premiers projets sont exposés au salon d’Automne de Paris en 1912.  Dès 1917, il dessine Une cité moderne, ensemble publié sous forme de portfolio en 1922.

1920-1928

Mallet-Stevens imagine une vingtaine de décors de cinéma, dont ceux de l’Inhumaine et Le Vertige de Marcel l’Herbier.

1922

Publication d'Une Cité Moderne, ensemble de dessins de Robert Mallet-Stevens.

1923

Charles de Noailles confie à l'architecte la création de sa Villa sur les hauteurs de Hyères. De nombreuses commandes s'en suivent.

1925

Présentation de cinq réalisations lors de l’Exposition Internationale des Arts Industriels et Modernes.

1929

Mallet-Stevens quitte la Société des Artistes Décorateurs pour présider l'Union des Artistes Modernes (UAM).

1937

Il se distingue lors de l'Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris avec trois créations.

La carrière de Mallet-Stevens comporte assez peu d’œuvres construites : la plupart sont des habitations privées. Sa première commande significative est la villa de Paul Poiret à Mézy.

En 1923, Charles de Noailles, amateur d’architecture et de jardin, lui confie la construction d’une villa sur les hauteurs de Hyères. Pour ce projet d’envergure, il déploie un style élégant et lumineux. Un jardin géométrique de Gabriel Guévrekian orne la Villa. D’autres résidences s’ajoutent à son palmarès parmi lesquelles la maison Collinet à Boulogne-Billancourt, l’ensemble de la rue Mallet-Stevens et la villa Cavroix à Croix. Il réalise également des programmes comme l’immeuble de la rue Méchain ou la restructuration du casino de Saint-Jean-de-Luz.

Entre 1920 et 1928, il imagine une vingtaine de décors de cinéma, notamment ceux de l’Inhumaine et Le Vertige de Marcel l’Herbier, ou Le Jockey disparu de Jacques Riven.

En 1925, il présente cinq réalisations à l’Exposition Internationale des Arts Industriels et Modernes de Paris qui obtiennent un succès critique : un studio de cinéma pour la Société des Auteurs de Films, le Pavillon du Syndicat d’initiative de Paris, le jardin et les arbres cubistes, le Pavillon du Tourisme et des renseignements, ainsi que le hall-jardin d’hiver du Pavillon de l’Ambassade de la Société des Artistes Décorateurs (SAD).

En 1929, il quitte la SAD et préside l’Union des Artistes Modernes (UAM). Le manifeste « Pour l’art moderne, cadre de la vie contemporaine » est publié en 1934, tandis que les expositions annuelles posent les bases d’un développement de l’esthétique industrielle : il conçoit désormais des meubles standardisables et d’industrialisables. Il utilise la technique du métal (plat et tubulaire) et esquisse des chaises qui seront produites avec la société Tubor. Cette chaise est une synthèse des références modernistes et techniques de l’architecte.

En 1937, il se distingue lors de l’Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris avec trois créations. Le Pavillon de l’Hygiène conçu avec René Coulon, le Pavillon de l’Electricité et de la Lumière, un Signal monumental réalisé avec les frères Martel pour les Ciments français, ainsi que le comptoir de présentation des Cafés du Brésil.

Pendant l’Occupation, il se réfugie à Penne-d’Agenais pour protéger sa femme. De retour à Paris, il s’éteint en 1945.